Un avis qui dérange.

Pour commencer, soyons clairs : il serait temps que les méthodes moyenâgeuses, coercitives et/ou basées sur la hiérarchie disparaissent à tout jamais !

Nos pratiques en terme d’éducation (et pas seulement canine à mon  à humble avis) doivent fondamentalement changer, c’est une évidence. Les têtes de nœuds atteins du syndrome du dompteur de lions doivent disparaître, c’est un fait. Ces empaffés « dominent », inhibent ou cassent les chiens, et pas seulement les leurs, puisqu’ils sont parfois « professionnels ». Ils ne sont malheureusement pas une minorité à éclabousser le monde de leur complexe d’infériorité!

Voici ce qui peut se passer dans la majorité des clubs canins (dans lesquels les cours sont dispensés par des moniteurs bénévoles non professionnels mais censés être des références en terme de culture canine): Enquête One Voice

Je me suis toujours dis « ces gens vont vieillir, puis disparaître et emporteront leurs sornettes et « coups de sonnette » avec eux… ». Pauvre naïve que je suis, ils vieillissent et vont mourir, oui, sauf qu’avant ils se reproduisent et inculquent à leur progéniture qui elle-même va inculquer à la sienne…c’est sans fin ! Évidemment, ces critiques assumées concernent essentiellement les professionnels et tous ceux qui côtoient de près ou de loin le monde du chien, ceux qui ont accès à un maximum d’informations mais font quand même le choix de la violence ; l’ignorance, toute légitime, permettant d’excuser les autres… Alors, les mauvais jours c’est la déprime ; on est mal, on est mal, on est mal ; puis les bons jours, j’ai un peu d’espoir ; les choses vont changer, les choses changent, ne lâchons rien.

Les choses changent ?

Si vous me lisez c’est que vous n’êtes pas sans savoir en effet, que ça bouge un peu dans le monde canin. Pour preuve, les « grands » gourous dominants commencent à s’agacer de tout ce petit monde qui remet en cause le bien fondé de leurs propos et se mettent à écrire à ce sujet. Ils ne se montrent évidemment pas le moins du monde ébranlés, ce serait montrer trop de faiblesse incompatible avec leur statut. Mais ils sont agacés et tentent de tourner à la dérision cette « autre façon d’éduquer ». Pas si nouvelle d’ailleurs mais qui commence à se démocratiser sérieusement : l’éducation positive. 

Mais est-ce vraiment respecter le chien que de se contenter de ne pas le maltraiter physiquement ?

La politique du « moins pire »…

L’éducation positive est très en vogue, dans tous les milieux. Je ne me risquerai pas à évoquer un autre domaine que celui du Chien ici. Alors c’est là que vous vous attendez à lire « c’est génial, c’est parfait, c’est ce que l’on attendait ! ». Ce ne sera malheureusement pas le cas. Je ne suis pas une adepte du « moins pire », je ne veux pas m’en satisfaire et crois plutôt que nous devons faire toujours mieux. Ceux qui me connaissent savent que je me permets de parler de tout ça justement parce que j’ai «grandi » dans ma façon d’aborder l’éducation du Chien en passant par diverses étapes comprenant également l’éducation  « positive » ici concernée. Ne voyez pas là quelconque sentiment de supériorité, c’est juste le chemin que j’ai choisi (avec d’autres et grâce à de fabuleuses rencontres) et les conclusions objectives qui l’accompagnent. Je vais  préciser mes propos en détaillant un peu ce que je trouve aujourd’hui gênant, inquiétant, voir aberrant…

Gagatisme et autres joyeuseries.

J’ai récemment eu quelques débats animés au sujet de vidéos de chiens partagées ça et là. Des vidéos de garderies canine, « trop miiiiignonnnn, en plus ils se socialisent!!! » – les chiens sont sur stimulés, surexcités ou à l’inverse complètement flippés, avec des tonnes de joujoux dans tous les coins… des vidéos d’emménagements ayant pour but de stimuler les chiots dans les élevages « trop miiiiignonnnn, en plus ils n’auront peur de rien!!! » – super, on fabriquent de futurs kamikazes qui ne se poseront jamais de question, au risque de se blesser… vidéos de chiots obnubilés par leur gamelle « trop miiiignonnnn, le gourmand!! » – il a la dalle ce pauvre loulou, ou alors il est malade…j’en passe et des meilleurs. Restons objectifs et lucides! Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de violence physique, que l’on n’est pas sur de la vidéo choc et promotionnelle de psychopathes, super en vogue en ce moment, que c’est une bonne chose! Le monde de la gogolerie surexcitée accompagnée de saucisses ce n’est pas le respect du chien. C’est juste le meilleur moyen d’alimenter les arguments du camps des violents…

L’éducation ou la rééducation en méthode « positive » telle qu’elle est présentée et couramment pratiquée, n’est pas nécessairement synonyme de respect de l’être Chien. J’assume complètement mes propos parce que pour avoir pratiqué cette approche, je sais aujourd’hui qu’il existe d’autres façons d’aborder l’éducation sans violence et avec bien plus de respect.

Les élevages.

Chiots sur stimulés.

Auparavant on ne les stimulait pas assez, aujourd’hui c’est souvent trop ! Dès le plus jeune âge on leur propose des peluches, des baballes, des pouic, des pouet… Arrivés à la maison, le chiot sait déjà, au mieux, ramasser les chaussettes et au pire, arracher les bas de pantalons… Quelle différence entre cette peluche en tissus et vos vêtements? Je ne compte plus le nombre de chiots rencontrés ne sachant pas « ne rien faire » (ce qui est une aptitude essentielle pour vivre à nos côtés!) ou étant incapables de ne rien avoir en gueule à mâchouiller… Le besoin masticatoire est réel mais il ne devrait pas s’exprimer sur des objets de matières destinées aux objets de la vie courante de l’humain. Quand je dis qu’il est important que le chien apprenne à ne « rien faire », il est évident qu’il ne s’agit pas là de traiter votre chien comme une plante au milieu du salon… J’y reviendrais plus bas.

Fabrication de chiens inaptes à la vie de « chien de compagnie »:

Si j’aime le Chien c’est pour ce qu’il est et non pour ce qu’il pourrait m’apporter.  Il ne devrait jamais être un faire valoir et il ne devrait plus non plus être un outil! En effet, on a toujours  « utilisé » le chien et il est ce qu’il est grâce (ou à cause) de ce que l’on en a fait. Donc aujourd’hui, tout en se targuant de le faire dans le respect (où ça? Parce qu’on ne leur tape plus dessus?), on continue de sélectionner, manipuler, transformer, déformer, bidouiller…pour notre propre plaisir (sports, travail ou beauté). Honnêtement, pardon mais le petit malinois « débourré » avant 2 mois, afin qu’il soit une future bête de concours en ring par exemple, et qui finalement se retrouve chez des particuliers (parce qu’il n’y a pas que des « bons » chiens de sport sur une portée et parce qu’il y a moins de pratiquants de ring que de portées de malinois…), en éducation c’est un enfer… Je ne parlerai même pas des border que la sélection aura rendu complètement toqués, tellement toqués qu’ils ne sont même pas bon au troupeau. Tous ces pauvres chiens ne sont que les « produits » d’une industrie humaine complètement déviante. Alors peu m’importe qu’on le fasse avec des câlins des bisous et des gâteaux…Nous n’avons sans doute pas la même définition de l’amour et du respect.

C’est vous qui allez partager votre vie avec le chien, si vous décidez de prendre un chiot en élevage, choisissez bien!

Les écoles du chiots.

Comme vous souhaitez vous appliquer à donner ce qu’il y a de meilleur pour le chiot et que vous avez conscience de l’importance d’une bonne socialisation, vous décidez de vous rendre tous les weekend à « l’école du chiot ». C’est tout à votre honneur et d’ailleurs je pense que dans les éducateurs qui en proposent, il y a un certain nombre de personnes très bienveillantes qui souhaitent réellement vous aider par amour du chien. Sauf qu’il y a aussi des incompétents et pire, des opportunistes! Ceux-là vous diront « Collier plat pour les chiots évidement! » par contre quand vous passez chez les « grands » c’est étrangleur et laisse de 1m20. Gloups…

Je vais forcer un peu les traits, et je sais qu’il y a autant d’école des chiots que d’éducateurs. J’en ai moi-même animée à une certaine époque. Mon expérience professionnelle s’en trouve grandit, et elle seule…. Il se peut que celle d’à côté de chez vous soit « moins pire » mais elle peut aussi être bien plus catastrophique…On vous parle de respect, de socialisation de votre nouveau compagnon (avec ses congénères) et de familiarisation (avec l’humain et autres espèces), de récompenser les bons comportements, de ne jamais punir physiquement. Parfait. Mais…

La socialisation:

Qu’est-ce qu’un chiot apprend au contact d’autres chiots ? Allez donc observer une école du chiot (sans le votre), vous y trouverez forcément la petite victime qui se met sur le dos et lâche quelques gouttes d’urine dès qu’on l’approche, le super lourdingue qui harcèle les autres, l’hystérique hyper émotif qui court pour oublier qu’il ne peut gérer cette situation beaucoup trop stimulante, le super peureux qui n’ose pas bouger des jambes de son humains « mais ils sont tous tarés là dedans, sortons d’ici je t’en supplie ! » et éventuellement le petit intello qui observe de loin en faisant ses petites affaires sans trop participer aux courses folles, c’est sans doute lui qui s’en sortira le mieux s’il ne fini pas par être écœuré par sa propre espèce et des humains responsables de cette mascarade… Cela ressemble fort à une cour de récré sans surveillant, et quand je dis « surveillant » je parle de la même espèce puisque l’argument est la socialisation, il s’agirait tout de même d’être cohérent. Le chien apprend à parler chien avec d’autres chiens matures et polis et non pas au contact de jeunes inexpérimentés ni par le biais des humains… Alors c’est là que vous me dites qu’il peut y avoir un ou plusieurs adultes à l’école des chiots. Alors le jour où je vois un chien adulte travailler sainement, volontairement, sans oublier personne et sur le long terme sans devenir zinzin, au milieu d’une ribambelle de chiots (qui sortent d’élevages où on les a déjà bien allumés), j’efface ce paragraphe !

Pour une bonne socialisation rien de mieux que de côtoyer des chiens adultes, matures, équilibrés. Privilégiez la qualité plutôt que la quantité ! (Lire l’article « Mon chien ne sais pas parler chien, comment en est-il arrivé là? »)

Les soit disant « bases de l’éducation »

Rappel :

Vous allez vous transformer en homme orchestre avec pouêt pouet, pouic pouic, sifflet et autres cris aiguës, en courant, sautillant et en tapant sur vos cuisses, le tout au milieu d’un brouhaha sans nom. La scène est surnaturelle ! Votre chien n’en revient pas et au détour d’une immense course, et parce que vous l’avez un peu allumé en vous excitant, il revient ! Paf! Cris de joie suraigus qui briserait les verres en cristal de Mémé : «Ouiiiiiiiii !!! » et une croquette ! Honnêtement, ça mérite bien plus que ça, parce que dans de telles conditions, ils ont bien du mérite à daigner nous approcher encore. => Le rappel n’est pas un ordre, c’est la représentation de votre lien. Si vous voulez que votre chien soit apte à faire des apprentissages utiles, communiquez calmement. La communication « schizophrène » rend le chien « schizophrène ». Quant à la réelle légitimité du rappel, il y aurait bien des choses à dire. (Lire l’article « Le rappel, notre plus grosse faiblesse. » de Laura Sgard)

Assis-coucher-pas bouger :

Ça, ça s’appelle les conditionnements de base du parfait petit outils qui sert à gonfler l’ego de son humain toujours en quête de contrôle (à défaut de contrôler nos vies, on a grand besoin de contrôler la leur). On parle donc de contrôle, pas de réflexion de la part de votre chien juste du contrôle, exercé par vous, sur lui. Quelle différence avec les méthodes de barbares ? La façon de le faire, c’est tout, parce que la finalité est la même. => Peut être serait-il plus judicieux d’aider nos chiens à acquérir des compétences émotionnelles telles que l’attente, la gestion de la frustration, le renoncement ? Pour info, un chien peut très bien apprendre à attendre sans s’asseoir systématiquement, à se calmer sans se coucher etc si si, je vous assure !

Tu laisse :

Celui là, en général, le jour où vous commencez à tenter de lui « inculquer », ça marche (plus ou moins). Mais alors, vous allez tellement, tellement, tellement l’utiliser, pour tout ce qui traine dans la rue, pour les savates de papa ou les doudous du petit, qu’il n’aura plus de valeur ! La valeur sera reportée sur tous ces fameux objets qui vous ont fait lâcher cette injonction sur un ton déterminé « Tu laisse ! ». En effet, l’interdit valorise: ce qui est interdit est plus intéressant que le reste, si vous vous y intéressez c’est que c’est important. Il pourra également utiliser cet ordre (symbole de votre autorité sur lui)  lorsqu’il s’ennuie et qu’il veut une interaction, il n’aura qu’à déclencher la fonction « Tu laisse! » en attrapant n’importe quoi en gueule pour que vous vous occupiez de lui. Il aura même droit à votre petit cri aiguë « Ouiiiiiiii ! » et une petite friandise en prime lorsqu’il aura lâché après vous avoir fait tourné en bourrique pendant un certain temps… non pas parce que c’est un roublard et qu’il aime vous tourner au ridicule mais bien parce que toute cette communication manque de logique, de naturel et de cohérence.

Disciplines de sport ou de loisirs.

L’inutilité effarante de la chose pousse à utiliser des artifices.

On leur fait faire des trucs idiot, sans aucun intérêt pour eux, le dog dancing par exemple. Comme pour les pratiquants de toute autre activité avec des méthodes coercitives, le but est bien souvent de gonfler l’ego humain. Pour preuve, en dressage (faire faire au chien des apprentissages bien spécifiques à la pratique d’une activité telle que la chasse ou toute autre discipline), l’utilisation du bâton (en éducation coercitive) et/ou de la carotte (en éducation coercitive dite « traditionnelle » et en éducation positive) est obligatoire !

Activités mentale et physique: comblez d’abord ses besoins, s’il vous reste du temps on en reparle…

Si vous avez un chien de famille, c’est déjà un job à part entière. Essayez d’optimiser le budget temps que vous pouvez lui consacrer en le sortant! L’activité mentale et physique c’est de la balade exploratoire, des rencontres congénères et la possibilité de faire des choix au quotidien. Les conditionnements ridicules que vous allez lui inculquer ne le fatigueront qu’au moment de l’apprentissage, ensuite, le chien passe en mode automatique et c’est le principe même du conditionnement: il sert à économiser le cerveau!

Le respect de l’intégrité physique et mentale du Chien que l’on aime.

En agility, on favorise la vitesse en transformant souvent la motivation en excitation, au risque d’occasionner des blessures physiques et mentales aux chiens. Vous êtes professionnel? Tout va bien, vous faites ça proprement en respectant l’intégrité physique du chien, grand bien VOUS fasse. En revanche, qu’il s’agisse d’agility, de fly ball, de ring ou ce que vous voulez, ces disciplines ne devraient en aucun cas être accessibles à tout le monde, le tout seulement encadré par des bénévoles « passionnés » pas nécessairement bien renseignés (et encore moins formés…), ne bénéficiant pas des connaissances nécessaires au respect physiologique du chien.

Ces montées en excitation régulières feront de votre chien un véritable drogué. Combien de fois j’ai entendu des choses du genre « Mon chien adore ça, d’ailleurs lorsque j’ai arrêté, il s’est fait des plaies de léchage sur les pattes »… What? Et l’humain en est encore à se dire qu’il « aime » ça? L’HUMAIN a rendu ce chien accro et malade; ça c’est loin d’être respectueux. L’HUMAIN a créé ce besoin pour satisfaire l’HUMAIN, point barre.

La sélection par l’humain, au moment de la reproduction, de caractéristiques toujours plus adaptées aux « sports » ou disciplines canines, peu importe laquelle, m’exècre. Créer du malinois de mordant, du border de troupeau, de l’australien d’agility ou je ne sais quoi d’autre, c’est irrespectueux et dangereux (et là encore j’assume complètement). Alors si vous avez acheté votre chien spécialement pour pratiquer une activité, je ne crois pas que vous participiez à améliorer le sort du Chien à nos côtés; vous participez à cette production d’inaptes qui finiront, pour beaucoup, en refuge… Alors vos friandises ne sauront compenser l’irrespect.

 

Chacun choisi les liens qu’il tisse avec le chien.

Pour conclure (enfin me direz vous), comment peut on nier les déviances de l’éducation positive, comment peut on prôner le respect tout en manipulant à mauvais escient simplement parce que c’est moins spectaculairement maltraitant que ce qu’on a coutume de voir ? (Lire « L’approche, l’éthique, la philosophie… ») Bêtement, certains diront que les idées que nous avançons ne sont qu’une mode. Ce serait la mode « de ne rien faire » avec le chien, mais c’est tout à fait autre chose! Il s’agit là de « mieux faire » plutôt que de toucher à tout dans la plus parfaite incohérence… Mieux comprendre le chien, mieux communiquer, mieux respecter ses besoins (comme mieux se balader, prendre plus de soin dans sa socialisation)…et lorsque l’on s’applique à faire tout cela, on a plus le temps pour jouer à la baballe, faire de l’agility ou je ne sais quoi d’autre encore!

Alors finalement, peu importe à quelle approche éducative vous adhérez, ce qui compte réellement c’est pourquoi vous le faites. Est-ce pour partager une partie de votre vie avec ce compagnon, pour le plaisir d’une relation équilibrée et respectueuse? Ou est-ce seulement parce que vous aimez les chien-chiens mais que tout de même c’est « impératif qu’ils obéissent, ils dépendent de nous les pauvres » et que ça vous permet d’assouvir votre besoin de contrôle et de toute puissance en retour à « l’amour inconditionnel » qu’il peuvent nous apporter. Ce n’est pas parce que certains d’entre eux nous pardonnent tout, ou presque (pas si inconditionnel cet amour donc…!), qu’il faut abuser d’eux.

Cela fait des mois que ce texte traine dans mon ordi. Je le lis, le relis, l’efface, le réécris, formule et reformule plus poliment, plus respectueusement, moins violemment… Mais au quotidien, l’irrespect déguisé du Chien en « éducation positive » me pèse. Donc, si mon discours vous heurte, fermez cette page, n’y revenez plus ou seulement quand vous aurez digéré, mais acceptez que certains expriment leur point de vue même s’il est opposé au votre. Navrée pour ceux qui se sentirons visé, jugés, injustement maltraités…mais, pour les chiens, il fallait que j’le dise.

Aller, soyez cléments, pas le bûcher.. 😉

21 commentaires

  1. Muriel sur 29 septembre 2017 à 9 h 04 min

    Oh la la, un article que j’avais envie de lire depuis longtemps… Enfin un article qui mets en mots toute la réalité du chien dans notre société aujourd’hui. Bravo de publier ce texte en espérant qu’il rencontre l’accueil qu’il mérite, et qu’il fasse réfléchir beaucoup de gens pour le plus grand bonheur des chiens.

  2. Caro sur 29 septembre 2017 à 13 h 46 min

    Quel article!!!!!Bravooooooo…..Mon chien a 22 mois….et de ses 4 mois à 18 mois a été ‘ éduqué » en méthode positive……..et ben mon chien est un drogué, en constante excitation, incapable de bien communiquer avec ses congénères, incapable de faire ses propres choix. et j’en passe….alors que je voulais bien faire les choses…….et j’ai réalisé tout ça il y a 4 mois!!!!lors de la lecture d’un article de  » l’empreinte « . Certes pdt plus d’un an j’ai eu des doutes….mais bon n’ayant aucune réponse j’ai continué…bêtement….moi aussi j’étais conditionnée….Aujourd’hui mon chien est en sevrage, et j’espère de tout coeur que mon chien saura me pardonner, car aujourd’hui c’est moi que l’on éduque!!!!J’espère retrouver la confiance de mon chien et être un bon guide pour lui….je vais tout faire pour qu’il se sente bien dans ses pattes!!!!!

  3. Anouck sur 29 septembre 2017 à 15 h 17 min

    Rien à rajouter….

  4. Laura sur 29 septembre 2017 à 23 h 02 min

    Merci valou d’essayer de faire avancer tout ça, pour  » l’être chien  » comme tu dis. En espérant que d’autres s’interrogeront un peu plus… Vue les propos des clients je pense qu’on avance.

  5. Georgelin sur 30 septembre 2017 à 12 h 48 min

    Bravo pour ce bel article qui me parle vraiment. Continuez d’écrire !

  6. Sandra sur 30 septembre 2017 à 17 h 08 min

    « L hérétique n est pas celui que le bûcher brûle mais celui qui l allume  » Francis Bacon philosophe . Bravo et merci

  7. GALLET Sylvie sur 2 octobre 2017 à 12 h 08 min

    Merci pour ce très beau article, auquel j’adhère complètement.

  8. Jacky sur 6 octobre 2017 à 21 h 11 min

    Enfin une vision des choses qui tient parfaitement compte de ce qu’est un chien et de ce que veut en faire l’humain. Très bel article. Bravo.

  9. Pierre sur 16 octobre 2017 à 8 h 06 min

    Merci pour votre partage. J’ai l’impression de passer pour un abruti quand j’exprime ce genre de point de vue, auquel on me répond : Ils ont besoin de ça, regarde quand je lui mets des baffes/donne des croquettes, il en redemande …

  10. corinne sur 20 octobre 2017 à 18 h 05 min

    Merci ! voilà un article qui aide les gens comme moi qui n’ont jamais eu envie de faire participer leur chien à ces activités, à déculpabiliser!
    Je n’ai jamais eu le goût de faire le zinzin avec mes congénères le samedi matin. J’ai toujours trouvé un petit goût indigeste à tout cela, l’Homme veut prendre la main sur les autres espèces….Pourquoi faire?

  11. Solene sur 19 novembre 2017 à 22 h 17 min

    Amen, un texte qui s’applique à tous les milieux animaux! Les chevaux mériteraient un texte d’une telle qualité ! En tout cas il a le mérite de rappeler, remettre en place pour continuer à avancer ensemble.
    Bravo et merci du fond du cœur!

  12. Berenice sur 25 novembre 2017 à 16 h 08 min

    Et si on parlait d’instinct positif dans les relations – de bon instinct je veux dire…
    Merci pour l’article excellent

  13. Thalie sur 4 janvier 2018 à 23 h 48 min

    Super article!
    J’aurais aimé qq petits conseils apres avoir dénoncé certaines pratiques. Tel truc est inadapté, ok que faire alors ? On rencontre helas d autres chiens sur les trottoirs, en bout de laisse, cest inadapté ok ducoup comment agir mieux?
    Ou alors les chiens trouvent toujours des trucs improbables/dangereux en balade et le « tu laisse » est bcp utilisé cest vrai… Pareil pr le canapé… Cest un cercle vicieux mais le chien vit dans une maison humaine, avec des regles humaines, difficile/impossible de le laisser etre chien à 100% ?
    Idem pr « rien faire » : ok mais il va inventer une méga betise totalement improbable (croquer les murs? La télé? Le canap?) et on va intervenir et s’occuper de lui, ducoup echec du « rien faire » :-/
    Je fais des promenades éducatives avec une educatrice, tous chiens/ tous ages mélangés. Deja mieux que l école du chiot… Mais pas top non plus car forcément ceux qui viennent sont soit chiots (comme le mien) soit chiens à problemes, les chiens adultes bien codés n’en ont pas besoin et leurs proriétaires dorment paisiblement le samedi matin eux ! 😉
    Ducoup poursuivre une sociabilisation et apprentissage des codes canins dans de bonnes consitions me semble vraiment difficile. Mon golden de 5 mois malgré plusieurs rencontres avec adultes bien codé n’a toujours pas intégré les codes et harcele les autres, leur fonce dessus pr jouer etc..
    Malgré tout nos efforts et bonne volonté, dans la pratique cest vraiment compliqué d’avoir les bon conportements/gérer les situations à 100%.. Et cest pas faute dessayer de faire tout bien et davoir conscience que le chien est un etre vivant avec ses besoin propres 🙂
    Mais super article en tt cas 🙂

    • Valérie Goncalves sur 5 janvier 2018 à 20 h 56 min

      Merci ! Il n’y a pas de recettes pour éduquer un chiot…c’est bien pour celà que les « techniques » pratiquées à ce jour en éducation ne sont pas viables. Rapprochez vous d’un éducateur compétent proche de chez vous.

  14. Oddou Camille sur 5 janvier 2018 à 14 h 16 min

    Bonjour,
    Je découvre votre site avec cet article et j’apprécie beaucoup vos explications.
    Afin d’aller plus loin dans mes réflexions j’aurais souhaité que vous me conseilliez des lectures ou tout support que vous jugerez utile afin de mieux respecter mon chien.
    Floyd à 8 ans et à été éduqué en méthode traditionnelle (barbare malheureusement…). J’essaie aujourd’hui de progresser avec lui mais l’éducation positive me gêne dans le principe  »d’achat’ ‘ (tu fais pour avoir des friandises) de l’animal.. Pouvez-vous m’aiguiller svp ?
    En vous remerciant d’avance

    • Valérie Goncalves sur 5 janvier 2018 à 20 h 53 min

      Merci pour ce commentaire. Vous pouvez lire « Accueillir un chien » de Sandrine Otsmane, le livre de Nicolas Cornier et celui de André Escaffre (plus difficile à trouver…).

      • Oddou Camille sur 6 janvier 2018 à 20 h 53 min

        Super merci beaucoup ! Je vais tâcher de les trouver pour les lire ! Et de suivre votre site qui est très intéressant ! Encore merci !!!

  15. Carolita sur 5 janvier 2018 à 20 h 14 min

    Bravo, vous avez mis par écrit ce que je pense depuis longtemps, du début à la fin. Merci.

  16. Monique sur 30 janvier 2018 à 9 h 17 min

    OUI, votre article exprime bien le sentiment que j’avais à propos de notre rapport au chien et surtout de ce qui se passe dans les club canin.
    Je rejoins aussi le commentaire de Thalie sur 4 janvier 2018 à 23 h 48 min!

    Merci pour votre démarche!

  17. Loïc sur 15 février 2018 à 22 h 09 min

    Bonjour, je viens de découvrir votre blog et ayant étudié chez CynoPsy, j’adhère totalement à votre vision du chien et malgré tout, votre vision me fait encore voir les choses différemment et j’aime ça.
    Cependant, je ne suis peut-être pas tout à fait d’accord à 100% sur votre texte dans le sens où l’homme a créé des races en fonction de son utilité et que le chien n’est en quelque sorte rien de naturel.. D’où pour moi l’utilité de faire des activités qui répondent à leurs besoin. Par exemple, j’ai un husky avec qui je fais du canicross et ces principales sorties vont dans ce sens.. Je suis un compétiteur et je l’entraine beaucoup, il fait donc beaucoup de kms et il adore ça. Alors bien sur la plupart des kms qu’il fait il les fait en étant en liberté pendant que je cours ou que je fais du vélo. Quand on court en groupe, il a l’occasion de jouer avec les autres chiens et pour ma part ils font plus de socialisation dans ce genre de contexte que dans un club de cassage, heu dressage pardon..
    Je pense donc qu’il ne faut pas bannir telle ou telle activité juste parce que ce serait des trucs « idiots » mais voir plutôt toute l’activité dans son ensemble: « Les chiens peuvent-ils avoir des interractions? », « Sont-ils sortis de leur cage juste pour faire l’activité? » etc etc.. Et toujours se demander quels besoins de mon chien je couvre en faisant cette activité..
    Voila, mais continuez car j’adore vous lire 🙂

    • Valérie Goncalves sur 19 février 2018 à 21 h 47 min

      Bonsoir Loïc. Je vois rejoins complétement sur le fait que le chien, façonné par l’homme dans un but utilitariste et qu’en cela, il peut avoir des comportements dit « peu naturels »… Ma réflexion a aussi pour but de questionner sur ces fameux comportements « naturels », quels sont ils, vu que le Chien ne serait pas Chien sans l’humain ? Sommes nous certains du côté irréversible de la part génétique de certains comportements, genre « patron moteur » liés aux races, ne nous reposons nous pas trop dessus pour notre propre plaisir ou pour palier à nos erreurs? N’en faisons nous pas un peu trop, à ce moment là, les chiens « créés » pour le combat ne pourraient donc absolument pas être sociables? Enfin, est-ce que ce façonnement ancestrale me plait vraiment, s’éloigner du côté utilitariste ne serait il pas l’expression d’un amour réel du chien, pour ce qu’il était au départ (un compagnon, une « poubelle de table », une « alarme »… mais pas un être automatisé dans le but de performer).
      La question que je me pose systématiquement sur les activités proposées au chien, c’est surtout « quel comportement je nourri », quelles conséquences peuvent avoir les comportements répétés, au long terme, sur « l’énergie » du chien?
      Je n’ai pas prétention à détenir la Vérité 😉 j’aime juste me questionner sur le fond des choses, et suis ravie de pouvoir échanger ! Au plaisir.

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