Refusez la maltraitance!

Refusez la maltraitance!

Dur de refuser la maltraitance envers les chiens quand on a tous des définitions bien différentes de la dite maltraitance et alors même que tout notre monde fonctionne autour de la dominance malsaine des « forts » sur les « faibles »… Je ne parlerai pas là de guerre, de peuples opprimés, affamés, oubliés, ni même de l’éducation de nos enfants. Mais tout de même, quelque chose m’échappe (encore).

Rendez-vous compte de cette parfaite incohérence: la loi interdit d’infliger des souffrances ou angoisses inutiles (parce qu’il y a des souffrances utiles?), mais on ne trouve pas une animalerie exempte d’un rayon outils de torture, communément appelés « outils de dressage » et « d’éducation ». On pourrait également parler de la notion de « dressage » complètement inappropriée en ce qui concerne nos chiens de compagnie. Alors on peut  faire ses emplettes tranquillement, en mettant dans son petit panier un collier électrique (parfois appelé électrostatique, pour noyer le poisson), des colliers à pointes ou étrangleurs (appelés aussi collier torquatus et colliers sanitaires ou coulissants). On peut également acheter des martinets! WTF? J’ai eu un jour une petite discussion animée mais très cordiale, avec le patron d’une petite animalerie de ma ville, concernant le présentoir « outils de torture » et  sur la nécessité navrante mais bien réelle pour un commerce de répondre à la demande par l’offre. Il m’a avoué être persuadé qu’il vendait cet objet (d’un autre temps, d’un autre monde, d’une autre dimension) à des humains qui avaient, secrètement, l’intention de l’utiliser à des fins tout autre que l’éducation de « Médor »… Ahah! Alors, on a beaucoup ri pour oublier ces vilaines images mentales mais aussi et surtout pour oublier le reste…

Je ne suis clairement pas certaine d’avoir envie de demander à ce gentil monsieur de mettre sur son comptoir des tracts qui fustigent certains articles en vente dans sa petite boutique qui tente de survivre… En revanche, je me vois bien aller en déposer, ne serait-ce qu’un ou deux, dans le rayon concerné des grandes animaleries qui ont poussées comme des champignons dans la région, celles-là même qui vont faire couler le dit petit commerce. Je pense également être capable d’en déposer dans les cliniques et petits cabinets vétérinaires.

Je suis las de cet immobilisme. Je n’ai pas envie de ravaler ma salive, les dents serrées, pour laisser couler.  J’ai parfois, très souvent, envie de hurler quand je vois des chiens pendus ou étranglés sur la place publique. Je vais, dorénavant, avoir toujours quelques tracts  sur moi: je vais distribuer, au lieu de crier! J’aurai, peut-être, l’air plus émotionnellement stable et serai plus crédible.

Et vous?

Ce tract est né de discussions désabusées avec mon amie et collègue Julia, nous avons décidé que même si c’était bien peu de chose, nous pourrions disperser de petites graines, à la volée et que, peut-être, certaines iront germer et sèmeront à leur tour. Un impératif: pas de signature ni de publicité, cela devait être pour La Cause, ras le bol de tous ceux dont les actes sont guidés uniquement pour nourrir l’ego. Je partage donc ce document, comme un cri, en espérant qu’il ait au moins quelques petits échos.

Valérie

Voici une version imprimable 😉 flyer refusez la maltraitance

1 commentaire

  1. Julie sur 21 juillet 2017 à 16 h 51 min

    – Merveilleux!

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